Pages

mardi 22 juillet 2014

Le Triste sort d'un BABA



Nous voici face à l'incroyable horreur, d' un jeune Baba de 4 ans,  sorti  d'une maltraitance avérée par une poignée de personnes humaines de l'association COEUR SUR L OREILLE.; Faut il et sans cesse se questionner sur la responsabilité de chacun, de reproduire pour le bonheur d'un grand nombre de propriétaires, d'avoir un merveilleux compagnon, (quelle que soit la race, qu'elle soit mixte ) ;   Le risque de reproduire pour  une descente en enfer  dans le cas de Pataugaz?? Le Basset Hound n'est pas à mettre aux mains de tout le monde.......Chacun s'accordera a y mettre du sien  pour que Pataugaz,  retrouve toute la noblesse du Basset- Hound, tellement  unique  dans  sa joie de vivre et au caractère si pacifique.........

Au fond du vieux refuge.   
Au fond d'un vieux refuge, dans une niche en bois     /       Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi        /       Sans aucune raison, quand tu étais énervé
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras     /       Tu avais tous les droits, j'étais à ton service
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là          /       Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes  vices


Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai                     /       Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé
Viens me tendre une main, je te la lécherai                   /       Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi          /       J'ai  dormi bien souvent, dans ma niche sans toi       
Que tu me caressais, que je dansais de joie                    /       Paralysé, raidi, tellement j'avais froid


Que s'est- il  donc passé, pour que ce 16 juin                 /       Pourtant si tu reviens, nous partirons ensemble
Heureux que tu étais, je me rappelle bien                       /       Nous franchirons en chœur la porte qui ressemble
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant tes valises                /      A celle d'une prison, que je ne veux plus voir
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église                 /       Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir


Je ne peux pas comprendre, et  ne croirai jamais        /       voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien
Que toi qui fus si tendre, tu sois si mauvais                     /      puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin
Peut-être es tu très loin, dans un autre pays                   /        Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes

Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli            /      En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs              /        Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants
Mon corps s'épuise, et mon cœur se morfond              /        Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid                      /     Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter                   /       Je dormirai toujours, grâce à ...........l'euthanasie


Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître  /       Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi
je montre bien mes dents, et je prends un air traître       /       Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser             /      Pour toi, j'étais " qu'un chien" tu préférerais la mer
Pour toutes illusions, enfin leur enlever                               /   Tu l'aurais su avant, j'aurais payé moins cher


Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner                  /      A vous tous les humains, j'adresse une prière
A te combler de joie, du mieux que je pourrai                    /    Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère

Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous serions                /     Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière
Vivre des jours heureux, en réconciliation                           /    Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire


Pour cela , je suis prêt, à de gros efforts
A rester près de toi, à veiller quand tu sors
Et à me contenter, même si j'ai faim
D'un vulgaire petit os, et un morceau de pain                              (  De Guy DUMAS )


Ce poème est très difficile,  et  touchant à la fois, Guy Dumas, s'est fortement placé dans le corps, dans la tête du compagnon,  pour exprimer avec autant d'authenticité la douleur  de l'abandon.